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Après un stage fructueux auprès de deux grands cabinets d’avocats, l’un américain, l’autre européen, Mischaël Modrikamen fonde son propre cabinet – qui portera son nom – dès 1993. Son cabinet, totalement indépendant, va alors mener des combats déterminés et audacieux dans la défense des plus faibles.

Il va très vite devenir un des plaideurs les plus redoutés des grands groupes financiers, se spécialisant dans la défense collective des petits épargnants, souvent désarmés et impuissants, en les fédérant. L’union fait la force !

Très vite, il obtient des succès marquants. Ainsi dès 1997, il arrache de la CGER et d’un assureur canadien, Confédération Life, le remboursement d’un milliard de francs d’euro-obligations. Ces obligations avaient été placées auprès des petits épargnants belges, clients de la CGER. Une première victoire marquante qui en appellera d’autres.

En 1999, il représente les coopérateurs de la banque CERA, grands oubliés de la fusion avec la KREDIETBANK. Il obtient, après deux ans de lutte judicaire acharnée (qu’il mène seul à la tête d’une petite équipe de trois personnes) une indemnisation record de trois milliards €, et ce au profit de 500.000 coopérateurs. La plus grosse indemnisation de l’histoire du pays.

En 2001, il mène, au nom de la Communauté juive, les négociations qui mèneront à la restitution par les banques, les assurances et l’Etat, des biens juifs spoliés pendant la guerre. Un combat moral qui débouche sur une indemnité de 111 millions €.

En 2008, il mène le combat qui le rendra célèbre en Belgique mais aussi à l’étranger, pour la défense des actionnaires de FORTIS. Les petits actionnaires ont été trompés par les dirigeants, mais aussi l’Etat et les repreneurs français. Il mène un combat intense, mobilisé avec ses équipes jour et nuit pendant plus de 8 mois.

Il obtient la suspension du démantèlement, ce qui entrainera la chute du gouvernement belge et la convocation d’une assemblée générale afin que la démocratie actionnariale soit respectée. Il lutte afin de conserver la banque dans le giron belge, sans succès en raison de la trahison des élites politiques et financières et de leur absence d’ambition.

En 2013, Mischaël Modrikamen renfile sa toge et représente Luc Trullemans dans le cadre de son litige avec RTL et l’IRM. Il  fait condamner RTL pour diffamation devant le Tribunal de commerce de Bruxelles.

Si Mischaël Modrikamen a mené de nombreux combats sous les projecteurs des médias, il a aussi conseillé et mené nombre de dossiers dans l’ombre, tels la création d’ELIA où des mois de négociations complexes ont mené à la création d’un réseau d’électricité indépendant ou encore la création d’une nouvelle compagnie nationale BRUSSELS AIRLINES, sur les ruines de la SABENA.

Pour toutes ces raisons, il est reconnu comme l’un des avocats les plus efficaces par ses clients, la presse qui l’a décrit comme « un des 100 belges les plus influents », mais aussi par ses pairs. Chambers de Londres le décrit comme un des meilleurs « litigators ». Il est un conférencier recherché dans son domaine d’activités.

Divers livres lui ont été consacrés notamment « Fortis jusqu’au bout« , traduit en néerlandais sous le titre « Fortis tot de laatste snik » publiés en collaboration avec Charles Bricman. Une première biographie a été publiée en 2009 sous le titre « Modrikamen recht door zee » (« Modrikamen droit devant »).

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